nowarforoilHUMANITE Article paru dans l'édition du 11 décembre 2000

SAGEM EN IRAK

Le groupe français Alcatel  va y installer une station de télécommunications. Son importation a été autorisée par le comité des sanctions de l’ONU qui assume la responsabilité de l’embargo.

La station, d’un coût de 7 millions de dollars, permettra la réalisation de 75 canaux de télécommunications. Ce projet est le premier d’une série de contrats conclus par Bagdad avec Alcatel et un autre groupe français, la SAGEM, pour une valeur de 77 millions de dollars. Ils ont été conclus dans le cadre de l’accord " pétrole contre nourriture ". Le réseau téléphonique irakien, concerné par ce projet avait été durement touché pendant la guerre du Golfe et n’a pas été vraiment rétabli depuis.

 

wallstreet

Humanite Article paru dans l'édition du 26 mars 1999.

 

Kosovo: les industries d’armement se portent bien!

Les valeurs de sociétés travaillant pour l’armée étaient en forte hausse, hier, à la Bourse de Paris quelques heures après les frappes de l’OTAN sur la Serbie. Dassault Aviation, qui fournit l’armée française en Mirage 2000, a terminé la séance sur un gain de 8,93 % à 137,90 euros, mais avec seulement 1 976 titres échangés. Le volume du capital de Dassault Aviation réparti dans le public est très faible. Les valeurs de matériel électronique qui équipent le matériel militaire étaient également recherchées : Dassault Systèmes a pris 4,30 % à 34,18 euros avec 28 500 titres traités, et Sagem a fini sur une hausse de 3,78 % à 508,50 euros dans un marché de 921 titres. Lagardère, qui produit des missiles, a gagné 7,39 % à 30,50 euros dans un marché très étoffé portant sur 1,5 million d’actions échangées, soit 1,25 % du capital du groupe.

 

 

mirage_3Humanite Article paru dans l'édition du 4 juin 1996

SAGEM AU PAKISTAN.

La vente de quarante Mirage 3 «d’occasion» par une entreprise française au Pakistan a donné lieu à d’importants pots-de-vin, rapportait hier la presse de ce pays. Selon le quotidien «The Muslim», une vingtaine de millions de dollars auraient été versés en dessous-de-table à l’occasion de la signature (gardée secrète jusqu’à la fin de la semaine dernière) de ce contrat. Lequel prévoit la livraison par la société française SAGEM (électronique et défense) d’appareils rachetés à l’armée française «et ailleurs»...

 

 

irakmeteo

 

HUMANITE

Article paru dans l'édition du 15 janvier 1991

SALINGER ET LAURENT PRESENTENT DE DROLES DE FOURNISSEURS

Seize sociétés françaises ont aidé l’Irak à s’équiper en matériels militaires non conventionnels, c’est à dire en armes biologiques ou bactériologiques, missiles, techniques nucléaires, conception d’armes ou de matériel de fabrication. C’est ce qu’affirment le journaliste américain et ami du président Kennedy, Pierre Salinger, et le français Eric Laurent qui viennent de publier aux éditions Olivier Orban « Guerre du Golfe, le dossier secret ».

Les deux auteurs citent notamment : Atochem qui a fournit des précurseurs Sarin pour armes chimiques par l’intermédiaire de Montedison ; la Sagem pour des systèmes de guidage de fusées ; la SEP pour des moteurs de fusées et des gicleurs ; SNPE pour du carburant pour fusée ; Framatome pour du combustible nucléaire pour le réacteur Osirak ; Saint-Gobain dans le domaine des technologies nucléaires ; Technatome pour le réacteur nucléaire Osiris ; Usinor-Sacilor pour des aciesr-spéciaux pour centrifugeuses ; Intespace pour des caméras à haute résolution pour satellites d’observation peut-être par l’intermédiaire du Brésil ; Thomson-CSF pour la mise sur pied de l’usine électronique SAAD 13. Protec SA - épaulée par Carbone Lorraine, Le Vide Industriel, Pirep, Prévost, SVCM - était le partenaire français de l’allemand Karl Kolb dans l’édification de l’usine d’armes chimiques Samarra, notamment pour ce qui concerne l’achat de matériel de fabrication et de précurseurs Tabun.



HUMANITE

Article paru dans l'édition du 15 janvier 1991.

« UN client si fidèle »

« UN client si fidèle »... Les sociétés françaises d’armement écrasent une larme. Bien sûr, l’Irak ne payait pas rubis sur l’ongle, mais quelle ampleur avaient ses commandes ! Depuis le 2 août dernier, l’assurance-vie des marchands de canon a disparu : la France - 2ème fournisseur de Bagdad après l’URSS et avant la Chine et l’Allemagne - avait livré pour 4, 5 milliards de dollars (25 milliards de francs) d’armes de 1980 à 1987. Le conflit avec l’Iran arrangeait bien les affaires.

Quelques jours après l’invasion du Koweit la société Dassault a dû s’abstenir de livrer comme prévu, un ou deux Mirage à Saddam Hussein. L’avionneur négociait la vente d’au moins 50 Mirage-2000 et de 150 appareils d’entraînement Alpha-Jet. Thomson-CSF se préparait à fournir pour 900 millions de francs d’équipements pour avions.

Tout a commencé en 1967 par la vente par Panhard de blindés légers AML. Depuis, et notamment durant la « décennie dorée » de 1977 à 1987, l’Aérospatiale a fourni à l’armée irakienne plus d’une centaine d’hélicoptères de tous types, et près de 2.000 missiles soit 400 Exocet et plus de 1.300 anti-chars AS-11. Dassault a livré une centaine de Mirage-F1, les derniers étant fournis en novembre 1988. Euromissile, contrôlé conjointement par Aérospatiale et l’allemand Messerschmitt, a décroché un contrat de 136 missiles Roland, et Matra a arraché la vente de missiles Super-530 et Magic-I pour 2,5 milliards de francs. La SNECMA aurait livré à l’Irak des réacteurs Atar, la SAGEM des autodirecteurs pour équiper les fameux missiles SCUD, susceptibles de transporter des charges chimiques. La Sopelem aurait expédié en 1989 des jumelles de vision nocturne pour hélicoptères.

L’armée irakienne s’est dotée d’avions de surveillance comparables aux AWACS en équipant des Ilioutchine 76, d’un radar Thomson, et elle aligne au sol une impressionnante quantité de matériels français : 548 chars de bataille AMX-30, 150 chars légers AMX10, 85 canons 155 GCT.

A tout cela, il faut ajouter une quantité considérable de munitions, parmi les plus modernes comme les obus-fléches susceptibles de percer la plupart des blindages. L’Irak a longtemps été le principal client du GIAT (les arsenaux de l’Etat). Des caisses pleines portant la mention de destination « Bagdad Irak » étaient encore entreposées au mois d’octobre dernier dans un magasin de transit de l’arsenal de Roanne. Plusieurs sociétés d’armement françaises travaillaient à plus de 40% pour fournir Saddam Hussein. Mais elles ne s’en tenaient pas là et armaient également les Emirats et l’Arabie Saoudite. Ainsi à l’issue de leur raid sur le Koweit, les troupes irakiennes pouvaient ajouter à leur inventaire 42 Mirage-F1, une trentaine d’hélicoptères Puma et Gazelle et les munitions en Exocet afférentes à ces appareils. D’ailleurs, dès le 2 août, ces VRP français dont la valise est diplomatique s’affairaient auprès des autorités de Ryad pour placer les commandes de Hussein qui leur restent sur les bras. Mais, là-bas le commandement est américain. Les contrats - forts modiques - ne remplacent pas ceux d’antan et les fructueuses complicités des années passées.

Alors, les ministres successifs s’empressaient à Bagdad auprès des dignitaires du régime, et savaient décider à Paris de gestes qui témoignent d’une amitié solide : ainsi, en octobre 1983, le gouvernement est allé jusqu’à prêter à l’Irak cinq Super-Etendard de l’armée française, et leur dotation en missiles Exocet.

Patrick Apel-Muller

 

scudHUMANITE

Article paru dans l'édition du 23 août 1990.

MISSILES IRAKIENS SUR LA LIGNE DE FRONT

L’armée irakienne posséderait plusieurs centaines de ces missiles sol-sol Scud B dont 36 exemplaires seraient désormais déployés autour de Koweït-city. Entré en service au début des années soixante dans les forces soviétiques avant d’être livré dans une version non-nucléaire aux pays membres du Pacte de Varsovie ainsi qu’à l’Egypte, la Libye, la Syrie et l’Irak, le Scud B est un missile tactique mobile d’une portée avoisinant les 300 kilomètres. Selon des sources concordantes, des techniciens de firmes ouest-européennes comme la Sagem (France), Transtechnica (filiale du groupe ouest-allemand MBB), Snia-BDP (filiale de Fiat) et quelques autres auraient aidé les ingénieurs irakiens à mettre au point une version modernisée du Scud B dont la portée serait au moins doublée, au prix cependant d’un allégement de sa charge explosive. Même si les experts estiment que ces missiles ne sont pas adaptés à l’emport de munitions chimiques, ils provoqueraient certainement des ravages dans les rangs des forces américaines et le cas échéant dans les populations civiles si une offensive était lancée contre l’Irak.

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